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“Partir sur de nouvelles bases,
avec un nouveau nom et de nouvelles couleurs…
Mais des valeurs inchangées !”
Un nouveau nom, de nombreux projets…
La Coopérative fait aujourd’hui peau neuve.
Avant qu’elle ne plonge résolument dans
l’avenir, nous avons demandé à son président,
Alain Cunaud, de nous expliquer à quels
enjeux elle était confrontée aujourd’hui.
Interview.
Que représente la Coopérative aujourd’hui
?
Depuis sa création en 1980, elle a accompli
un très gros travail pour le développement
de l’informatique dans les officines. Même
si nous n'étions pas les seuls sur le marché,
nous avons le sentiment d’avoir toujours
proposé des produits parmi les plus performants
et au meilleur coût pour les pharmaciens.
C’est ce qui explique en grande partie notre
succès puisque la Coopérative regroupe aujourd’hui
plus de 4 500 pharmaciens à travers toute
la France.
La Coopérative se désengage aujourd’hui
de ses activités informatiques. Pourquoi
?
Depuis la cession de la SILMM à Pharmagest,
la Coopérative était devenue un partenaire
minoritaire, sans aucun pouvoir de décision.
Petit à petit, des divergences sont apparues
entre nous et l’entreprise sur le plan des
ambitions et de la stratégie. Il nous a
donc semblé logique de nous retirer. De
plus, en réfléchissant, nous nous sommes
dit que nous n’avions plus rien à accomplir
dans le domaine de l’informatique traditionnelle:
aujourd’hui, les produits existent, le marché
s’est banalisé, laissons les sociétés commerciales
« pures et dures » s’en occuper…
Aujourd’hui, vous n’avez donc plus
aucun lien avec Pharmagest ?
Sans entrer dans les détails juridiques,
nous avons cédé les actions que nous détenions
dans la SILMM. Cela permet également de
clarifier les choses car la situation était
devenue ambiguë : beaucoup de confrères
ne faisaient pas la différence entre la
Coopérative et CIPSA ex-SILMM et filiale
de Pharmagest. Désormais les choses sont
claires : pour répondre à la question, nous
n’avons effectivement plus aucun lien financier
avec Pharmagest.
Que deviennent les adhérents de
la Coopérative ? Ils restent clients de
CIPSA?
Oui, et ils n’ont pas à s’inquiéter. D’abord
parce que ce logiciel est l’un des meilleurs
du marché aujourd’hui. Ensuite,parce que
nous avons une obligation morale vis-à-vis
de nos adhérents , et que nous veillerons
à ce qu’ils soient toujours bien servis.
C'est pour cela que nous restons en contact
avec l'entreprise et que nous sommes prêts
à lui fournir des avis techniques si elle
le souhaite.
Pourquoi changer de nom ?
Comme je l’ai dit, beaucoup de pharmaciens
avaient du mal à comprendre qui faisait
quoi. Abandonner le sigle CIP constituait
donc une façon de clarifier la situation.
Pour la Coopérative, c’est l’occasion de
partir sur de nouvelles bases, avec une
nouvelle dénomination et de nouvelles couleurs…
Mais des valeurs inchangées !
Si vous abandonnez l’informatique,
à quoi va donc servir la Coopérative demain
?
Bien avant la cession, le conseil d’administration
de la Coopérative avait commencé à travailler
sur de nouveaux développements, notamment
l’exploitation des données statistiques
d’officine. Notre réflexion a abouti à la
création d’OSPharm. Nous croyons beaucoup
à ce concept et nous pensons aussi que ces
données, qui appartiennent aux pharmaciens,
constituent l’une des clés du développement.
Comme au tout début de l’informatique, nous
sommes confrontés à une innovation majeure
qu’il convient de développer et surtout
de maîtriser au bénéfice de la profession.
Quels sont vos projets?
Le conseil d’administration a déjà planché
sur le sujet, bien évidemment. Mais nous
sommes aussi ouverts à toute proposition
et résolument à l’écoute des besoins des
pharmaciens pour améliorer leur travail
et leur rendre service dans la gestion de
leur officine. La robotique est un excellent
exemple. Quelques-uns sont équipés, les
choses balbutient, on en parle… C’est encore
un sujet qui rappelle beaucoup l’informatique
il y a 25 ans. Autre exemple : le e-learning.
Là aussi, il y a des choses à creuser. Désormais,
nous allons consacrer nos moyens à ce genre
de projets.
OSPharm a déjà des concurrents.
Cela ne vous inquiète pas ?
Il est vrai qu’il y a de gros intervenants
: la concurrence va sûrement être rude,
mais cela montre l’importance de l’enjeu.
Comme aux débuts de l’informatique, beaucoup
s’intéressent au marché des pharmacies sans
forcément se soucier de leurs besoins et
de leurs attentes. Même si nous avons bénéficié
du développement de l’informatique dans
les officines, notre vocation n’était pas
d’en tirer profit mais d’apporter un plus
aux pharmaciens. De la même façon aujourd’hui,
si on peut améliorer la gestion des pharmacies
en restituant des données, nous aurons rempli
notre mission. Par rapport aux entreprises
privées, la Coopérative est indépendante
de toute pression extérieure.
Ses adhérents ont sûrement plus l’impression
d’appartenir à une famille que d’être de
simples clients.
Comment allez-vous vous organiser
?
Jusqu’à présent, nous avions toujours évité
de disposer de notre propre structure. Il
est vrai que nous pouvions nous reposer
sur l’entreprise. Aujourd’hui, nous sommes
obligés de créer notre propre organisation,
notamment pour développer OSPharm. Nous
allons la mettre en place dans les premiers
mois de 2007. Notre objectif est de monter
en puissance sur l’année 2007 et de devenir
un interlocuteur crédible avec OSPharm dès
2008.
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