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La gestion d’OSPHAREA est claire, les bénéfices sont réinvestis pour, sans cesse, améliorer les outils et les solutions développés...

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La nouvelle équipe en place

C’est en effet un souhait très fort des administrateurs et de la direction d’intensifier les échanges avec les membres d’OSPHAREA, d’aller davantage à leur rencontres...

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“Partir sur de nouvelles bases, avec un nouveau nom et de nouvelles couleurs… Mais des valeurs inchangées !”

Interview du Président

 

 

 

 

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25 ans d’informatique en officine

Les pionniers...

Derrière les plus belles aventures techniques, il y a surtout des hommes. Ils sont nombreux à avoir participé à celle de la Coopérative, mais nous avons choisi d’en retenir quatre, sans lesquels rien n’aurait été possible.


Jacques Branger, jeune pharmacien, est alors installé à Nantes. Membre du groupe de réflexion du Giphar sur l’informatisation des officines, il est, en 1979, l’un des tout premiers pharmaciens français à s’équiper et participe activement au développement des premiers logiciels… Il fait toujours partie du conseil d’administration de la Coopérative dont il est l’un des fondateurs.

Didier Bretaudeau est, en 1979, commercial chez Data Bretagne à Lorient. Son frère, Jacques, pharmacien à Machecoul (44), impliqué dans la réflexion au sein du Giphar, lui demande conseil pour le premier système informatique installé chez Jacques Branger. Saisissant très vite les perspectives qu’ouvrent les officines, il fonde la SILMM en 1980 avec son collègue, Christian Roche, et deux amis, Yves Gastine et Philippe Hutteau. Il en devient le responsable commercial.

Christian Roche est, en 1979, informaticien chez Data Bretagne. Il développe le premier système avec Jacques Branger et complète par sa maîtrise pointue de l’informatique les qualités commerciales de Didier Bretaudeau. Les plus anciens se souviennent du violoncelle caché dans le coffre de sa R6 dont il aimait jouer quelques notes pour se détendre. Sa disparition en 1998 marque une étape douloureuse pour la SILMM et la Coopérative.

Pierre Thuillier est un peu plus âgé que les trois autres. Alors pharmacien à Blain (44), il est passionné d’innovation. Apprenant que Jacques Branger s’est équipé d’un ordinateur, il le contacte et rejoint le groupe de travail. En vrai visionnaire, Pierre Thuillier a l’intuition qu’il faut dépasser les simples aspects administratifs : on lui doit ainsi la conception, avec Christian Roche, du premier programme d’interactions médicamenteuses. Il est aujourd’hui retraité.

Les temps heroiques...

À l’aube des années 80, tout reste à faire et à inventer en informatique…
Et si les logiciels existent, on a souvent tendance à adapter le programme aux demandes spécifiques de chaque client. Les pharmacies n’échappent pas à la règle et bénéficient chacune de développements sur mesure…


Pour satisfaire les attentes des pharmaciens, l’informaticien doit souvent rester tard le soir… On l’invite donc à dormir à la maison, afin qu’il achève tranquillement son travail. La fiabilité très relative des machines l’oblige à revenir souvent. Parallèlement, les pharmaciens apprennent à dépanner leur système, certains prennent même plaisir à créer des programmes. Tous essuient les plâtres en ayant conscience de participer à une belle aventure.

Tout cela se fait dans une certaine improvisation. Le temps n’est pas encore aux procédures : rien n’est écrit. Quand la machine ne marche pas, on va voir chez le confrère…

Mais pour être empirique, cette méthode a un énorme avantage qui donne une sérieuse avance aux logiciels de la Coopérative : contrairement à la concurrence, cette forme précoce d’interactivité va du terrain vers la matière grise. Ce n’est pas un système qui s’impose aux pharmaciens, mais des pharmaciens qui participent à la création de leur outil.


Les structures se mettent en place...

Dans l’euphorie des débuts, on se répartit les rôles sans façon : aux informaticiens la technique, aux pharmaciens la promotion auprès des confrères. Les premiers fondent la SILMM, tandis que douze pharmaciens créent la Coopérative. Pour limiter les risques pris par la jeune société, ces derniers s’engagent à ce que huit de leurs officines soient équipées dans l’année… On scelle l’accord par un contrat qui accorde l’exclusivité à la SILMM.

Le bouche à oreille fait merveille et les objectifs initiaux sont largement dépassés : 70 ordinateurs sont installés dès la première année et révolutionnent le quotidien des pharmaciens. Pour autant, l’envers du décor est moins glorieux. Avec une organisation encore très empirique, la rentabilité de la Coopérative reste longtemps aléatoire.

Le développement rapide des ventes incite les deux partenaires à clarifier leurs relations. En 1984, la Coopérative confie à un avocat le soin de rédiger un contrat plus sérieux. L’homme de loi sépare clairement les biens et prérogatives de chacun et conseille un nouveau montage : désormais, la SILMM se charge de tout le commercial et verse une redevance à la Coopérative. Ces règles perdureront jusqu’en 2006.

Au fil du temps, la Coopérative va aussi fonder son évolution sur la stabilité de son conseil d’administration. Fiers de contribuer à simplifier la vie de leurs confrères, les administrateurs s'attachent a poursuivre leur action dans le respect des valeurs fondatrices. En 1988, lors d’un mémorable conseil d’administration, la question se pose pourtant : faut-il transformer la Coopérative en entreprise commerciale ? Les discussions vont bon train, mais la décision est prise : la structure reste et restera une coopérative au service de la profession.


L’ordinateur de comptoir
...

À la fin des années 70, l’ordinateur, encombrant et onéreux, est réservé aux grandes entreprises. Mais taille et tarifs commencent à baisser. C’est ce qui va permettre de lui trouver une place sur le comptoir des pharmacies.

En 1979, Didier Bretaudeau déniche l’outil qui semble le mieux adapté : le mini-ordinateur Compu Corp. ressemble à une caisse enregistreuse. Coût : 90 000 F… À l’époque, une belle berline française, R 30 ou 604, vaut moitié moins !

Dès l’année suivante, la SILMM et la Coopérative proposent aux pharmaciens un système plus performant : une mémoire de 64Ko…, 2 lecteurs de disquettes, écran-clavier de 20 lignes sur 80 colonnes, imprimante large, imprimante tickets de caisse… L’ensemble, avec ses logiciels, est facturé 60 000 F .

Ces machines génèrent beaucoup de contraintes : sans disque dur, il faut sauvegarder sur des disquettes souples à la capacité limitée. La fiabilité n’est pas leur vertu première, aussi faut-il prévoir plusieurs jeux pour être sûr de retrouver ses données en cas de problème.

Heureusement, les choses évoluent très vite : en quelques années, les disquettes deviennent rigides, les disques durs se généralisent, les performances s’améliorent… Les plus mordus n’hésitent pas à changer leur matériel tous les ans. On passe du mini au micro, du monoposte au multiposte, et de nouvelles applications apparaissent. Au début des années 90, il faut aussi négocier un autre virage. Depuis l’origine, les machines tournent en C-Basic, un langage informatique simple à mettre en oeuvre mais qui avoue ses limites : les nouvelles générations adoptent l’Unix, beaucoup plus puissant, mais aussi plus complexe. Avec ces deux systèmes très différents qui vont longtemps cohabiter, le parc devient un casse-tête à entretenir.


Vous avez dit logique ?...

Après le traitement du tiers payant, il a fallu du temps pour envisager d’autres applications, comme la comptabilité et la paie. Et le pas décisif n’est franchi qu’à la fin des années 80 avec un aspect essentiel de la gestion d’une officine : la gestion des stocks.

Mais on adopte alors une logique… totalement illogique, partant de la facturation pour intégrer ensuite la gestion de stocks, contrairement à la plupart des systèmes d’entreprise. Mais l’avance et la qualité du logiciel développé par la SILMM ont largement influencé le monde de la pharmacie et la concurrence a largement copié cette curieuse architecture… qui prévaut encore aujourd’hui !

À l’aube des années 2000, une nouvelle révolution s’annonce : celle de l’information. Le traitement des données recueillies dans les officines se révèle en effet précieux… Pour les laboratoires qui en tirent des enseignements pour leurs futurs produits, mais aussi pour la gestion quotidienne des pharmaciens. Afin de conserver toute la maîtrise de ces données pour la profession, la Coopérative décide de concevoir son propre système : OSPharm.


Une communaute se cree...

Dès l’origine, les valeurs coopératives s’expriment notamment par l’organisation de séminaires réguliers. Une fois par an, a lieu le “grand” séminaire auquel sont conviés tous les adhérents. Quelques “petits” séminaires régionaux ou thématiques ponctuent aussi l’année.

Si les séminaires annuels se tiennent au Club Méditerranée, c’est que c’est l’un des rares endroits où l’on peut accueillir agréablement 300 personnes et aménager des salles de travail de 50 ordinateurs. Cette localisation fera sans doute beaucoup pour la convivialité de ces rendez-vous plus studieux qu’il n’y paraît. On en profite pour discuter entre confrères et avec les programmeurs, se former aux dernières évolutions et s’initier aux subtilités du système.

Depuis 25 ans, ces séminaires ont constitué des éléments structurants pour la Coopérative : ils ont permis aux hommes de mieux se connaître et d’aller plus loin.

   
La disparition de Christian Roche :
un tournant
...

En 1998, l’un des associés fondateurs de la SILMM, Christian Roche, décède brutalement, victime d’un accident de ski.
Pour l’entreprise, sa mort constitue un véritable tournant :
son charisme et ses qualités d'analyse feront cruellement défaut.

Vers la separation...

La Coopérative est une belle aventure humaine, elle s'est construite sur la dualité pharmacien/ informaticien .Tous, issus de la même génération, se sont compris et appréciés. Mais entre les premiers qui défendaient des valeurs professionnelles et les seconds, qui vivaient de cette activité, il était normal qu’un certain décalage existe.

L’activité a vite progressé et l’affaire est devenue florissante.Au fil du temps, l’accroissement des enjeux économiques a imposé une définition juridique de plus en plus rigoureuse des rapports entre les deux partenaires.

Lors du désengagement des fondateurs de la SILMM en 2002, la Coopérative disposant d’un droit de préemption, se porte acquéreur de la SILMM ,avec l’idée de trouver un partenaire pour la développer. La promotion du nouveau système d’exploitation des données d’officine, OSPharm, est alors au coeur des négociations. La Coopérative se tourne vers Cerp Lorraine et sa filiale Pharmagest qui s'engagent à développer cette nouvelle activité…

Les divergences apparaissent vite : la récupération des données devient un enjeu tel que la Cooperative, en 2006, décide de céder sa marque et de se désengager de son activité informatique de gestion au profit d'OSPharm et d'activité nouvelles au service de l'Officine . Elle opère ainsi une forme de retour aux sources pour retrouver son rôle pionnier au service de toute une profession.

 

 
   

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